Forum :
Questions diverses sur le BRA 2011
Discussion :
et si mauvais temps dimanche?
Nous démarrons de Vizille à 08 H 15. A Rochetaillée, nous bifurquons à gauche pour commencer la longue ascension de la Croix de Fer, et bientôt nous atteignons le barrage du Verney, le soleil est déjà chaud, et Daniel est parti au train, je le retrouve au contrôle-ravito du Rivier d’Allemont.
Le barrage de Grandmaison est en vue, très imposant de ce côté, nous nous y arrêtons un instant, je reprend des forces (altitude : 1730 m ). Nous poursuivons et c’est l’intersection avec la route du Glandon très proche, pourtant nous l’ignorons, pressés d’en finir avec le sommet, je ressens la fraîcheur de l’altitude, et je retrouve la pêche ! Il y a la queue devant le panneau du col de la Croix de Fer pour la photo ! 2067 m, 30 km d’ascension, 1345 m de dénivelé…
Puis, nous descendons à St Sorlin d’Arves, et nous faisons un arrêt à St Jean d’Arves pour un 2ème contrôle- repas. Il est 13 h 00, je retrouve Pierre et ses potes du CCR qui sont hébergés à Valloire (donc le Télégraphe en plus, avant d’y arriver). Ils auront plus de chance que nous le lendemain…Nous repartons pour la 2ème ascension de la journée : le col du Mollard : 1638 m, 6 km à 7%. Nous apprécions, au sommet, la vue sur les Aiguilles d’Arves . La descente est agréable, ombragée, mais assez technique. Puis, à Villargondran, il nous reste quelques bosses avant de rejoindre St Julien-Mont-Denis, et la route nationale jusqu’à St Michel de Maurienne, où nous arrivons à 16 H 00.
Le repas est « royal », encore meilleur qu’il y a 2 ans : verrines de pâtes, de riz, de légumes, jambon de pays, melon, des « diots »avec pommes boulangères et crozets au gratin, fromages, tartes aux myrtilles, ou aux pommes, et …Paris-Brest ! (vin rouge compris).
Dimanche 17, mon voisin sonne « le clairon » à 05 H 30 ! Pourtant la nuit n’a pas été bonne : bruits de moteur de ventilation par intermittence ! Le temps est maussade, la pluie est annoncée dans la matinée, je m’équipe comme en hiver, et nous démarrons à 07 H 50. La montée du Télégraphe est brutale (1ère catégorie), mais je suis en forme : je suis Daniel jusqu’au sommet : 1566 m, 12 km à 6 - 7 %. Au contrôle-ravito de Valloire : la pluie a commencé un peu avant 10 H 30. Daniel retrouve son frère de Valloire, qui lui donne un K Way plus épais.
L’ascension du Galibier est rendue délicate avec cette pluie fine, mais tenace, qui ne s’arrêtera qu’à 17 H 00. Jusqu’au Plan Lachat, la pente est à 6% sur 9 km, puis la pente s’élève à 8% sur 8 km, avec des lacets à 12% sur les 2 derniers km. La vue est bouchée sur les sommets, je m’encourage pour continuer sans m’arrêter, sinon je crains de ne pas pouvoir repartir, le photographe m’encourage lui aussi! Je dépasse de nombreux cyclos « dans le dur », certains sont à pied…je m’accroche et j’aperçois le tunnel, je bifurque enfin à gauche au tunnel, je suis l’un des derniers à passer, plus qu’un km , encore 2 virages et j’aperçois le sommet, mon téléphone sonne : c’est Daniel qui m’attend au col depuis 5 mn. Je suis galvanisé, ravi de le franchir pour la 1ère fois ! Mais, la joie retombe vite : il fait très froid et nous sommes trempés, la photo prise, on bascule côté Lautaret, à 15 km/h, 10 dans les virages jusqu’au tunnel, et on s’arrête au contrôle-ravito du monument Desgranges. Nous sommes transis, serrés dans un Barnum ouvert, nous apprécions les boissons chaudes, et les couvertures que nous proposent les pompiers de La Grave…
Le brevet s’arrête ici !
La situation est la suivante : il fait 5°, il pleut, la visibilité est mauvaise, les freins sont inefficaces et la route est très fréquentée : camping-cars en grand nombre. La nouvelle tombe : le brevet est arrêté par décision du sous-préfet ! Un car vient nous chercher par rotation de 70 cyclos, les plus refroidis sont pris en charge par les pompiers de La Grave qui nous conduisent en VSAB au refuge à 200 m, où nous avalons un chocolat. Le car arrive peu après, nous y montons aussitôt, et laissons nos vélos au contrôle ! Nous descendons à La Grave (19 km), abrités dans le local des SP, qui nous accueillent avec des boissons chaudes. L’organisation se met en place « en flux tendu » : nous remontons dans le car, qui nous dépose finalement à Bourg d’Oisans (30 km), dernier contrôle-ravito, où nous allons attendre … 2 heures que nos vélos soient acheminés. Entre-temps, Daniel a trouvé une fourgonnette qui va à Vizille ( 30 km ) pour aller chercher sa voiture. Quand il revient, les vélos sont arrivés, déchargés du camion, on les récupère en bon état, on les charge et on rejoint Vizille…avec le soleil !
Oui, le brevet est amputé de 85 km ! Mais le dénivelé est validé, tous les cols sont franchis, le défi relevé est réussi, même s’il est gâché, et que je n’ai toujours pas réussi à voir le versant Ecrins - Meije par beau temps !
Bravo aux organisateurs qui ont géré du mieux possible , merci aux pompiers de La Grave (bénévoles) pour leur disponibilité et leur générosité.
Alors à la prochaine édition, avec un meilleur temps ! Et vive le vélo !
Jean-Claude de l'ASPTT cyclo Châlons-en-Champagnee |